Bonsoir,
Il est 19h 15 ce soir à Susques. Altitude 3 300 m.
De Salta à Purmamarca 170 km en 3 jours, jusque là tout va bien.
Un bivouac sur la route 09 avant de prendre la route 52..
Autre chose a été l'étape Purmamarca au Salinas Grande, une vraie galère. 60 km parcourus avec une ascension de 33 km sur 2200 m de dénivelé avec 99 virages pour monter à 4 170 m d'altitude au col ABRA del PORTREVILLOS, entre 7h 30 du matin et 19h, à la tombée de la nuit bien avancée.
Température en pleine journée 38°C.
Pour tout vous dire moi à 7 km du sommet je suis monté dans un pick-up. J'ai attendu mes deux petits camarades 2h 45 au col.
Dans la pénombre nous avons descendu 800 M d'altitude sur 20 km, c'est plus facile en descente et avons installé notre bivouac sur le chantier d'une maison sans toit. Un peu protégé du vent mais avec des courants d'air.
J'ai la flemme de monter la tente, le duvet suffira.
Pour être sûr d'avoir de l'eau non glacée le lendemain matin nous mettons nos bidons et poche d'eau dans le duvet. Température au lever moins 3° C. Tout va bien.
Lever dans la nuit à 6 h pour partir 7h 30 afin d'avancer avant la chaleur et la montée du vent pour 80 km avec un beau col puis des montagnes russes entre 3300 m et 4000 m. Nous sommes sur le PENA, l'altiplano argentin.
Sur 30 km nous traversons le SALINAS GRANDE magnifique désert de sel exploité. Avec le lever du soleil la surface craquelée du sel affiche des géométries irrégulières. Dans le fond tout autour les montagnes souvent aux couleurs rougissantes ou vertes offrent un cadre magnifique.
Nous arrivons à SUSQUES à 14h30 où nous avons trouvé après 2h30 de recherche une chambre d'où je peux vous faire ce petit signe. Bien à vous et amitiés. Jean-Paul
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Dans les villes et petites agglomérations il y a profusion de petits artisans de bouche. Par contre dans les villages et hameaux peut-on à peine trouver une alimentation. |
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Arrivant à SAN SAVADOR de JUJUY, un cycliste nous conduira sur la bonne route à suivre pour traverser la ville. |
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Dans notre traversée de San Salvador de Jujuy en longeant le rio, cet argentin répète ses pas de danse de Flamenco. Dans la vidéo qui suit, si vous arrivez à l'ouvrir, j'essaye de l'imiter pour le sourire. 😋 |
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Je suis toujours intéressé par le street-art. Régulièrement je croise des fresques passionnantes et de bonnes factures. Les thèmes les plus fréquents traités dénoncent l'invasion des conquistadores et des maltraitances infligées aux indiens et autres tribus autochtones. |
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| Rio quasiment à sec. |
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| Luc en action. |
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Le travail du textile reste très artisanal. Vous verrez la qualité des productions plus loin à PURMAMARCA. |
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| L'envol d'André. |
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| Un bivouac soft à TUMBAYA dans les jardins de l'église. Pas de double toit. |
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Ce chien nous suivra de TUMBAYA à PURMAMARCA sur une soixantaine de kilomètres. Luc et André s'interrogent. Mais nous ne pourrons jamais le lâcher. |
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| Oui Luc il faut prendre à gauche PURMAMARCA, route 52. |
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PURMAMARCA. Village situé à 2 100 mètres d'altitude, classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO pour ses couleurs et panoramas surprenants dûs à sa fameuse montagne aux sept couleurs.
En son centre un marché artisanal essentiellement de productions textiles et quelques poteries. Vous l'aurez compris c'est une destination touristique.
Nous à vélo n'imaginons pas acheter de tels vêtements qui prendraient trop de place dans nos sacoches, et pourtant les tissus sont beaux et colorés.
Ici deux cultures s'opposent : l'une traditionnelle avec de beaux objets artisanaux faits mains, souvent avec des laines de lamas, de vigognes, ... l'autre des touristes habillés de textiles modernes tels cotons et souvent de synthétiques complexes.
J'ai essayé une paire de chaussettes, aussitôt j'ai eu l'impression qu'il me faudrait une paire de chaussures avec deux tailles de plus! |
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Ces gros empanadas fourrés à la viande ou au fromage sont délicieux.
On quitte PURMAMARCA.
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Luc attaque le fameux col ABRA de PORTREVILLOS balisé à 4 170 m d'altitude.
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Les premiers lacets.
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Une agriculture pauvre!
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Plus nous montons, plus le règne minéral s'affiche.
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Allez André.
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Au col ABRA de PORTRERILLOS!
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Avec ces distances on se rend bien compte que l'ARGENTINE est un grand pays. 2 780 400 km² soit 5,5 fois la superficie de la FRANCE. 43 417 000 habitants soit 15,62 hab. au km².
Un autre ordre de grandeur pour vous faire une idée de la taille de l'ARGENTINE, la distance entre SALTA et USHUAÏA est de 4 038 km.Il y a quatre ans j'atteignais USHUAÏA. Comme quoi parfois les rêves se réalisent.
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Mon bivouac installé de nuit sur un chantier.
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Lendemain matin, André et Luc au petit déjeuner. Frisquet.
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Au départ du petit matin on aperçoit déjà au loin le SALINAS GRANDES.
Ce que nous ne voyons pas à notre arrêt la veille à la nuit tombée
lors de la recherche d'un espace propice à bivouaquer.
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Entrée dans le désert de sel : SALINAS GRANDES, salines longues de 40 à 50 km et larges de 35 km aux reflets éblouissants sous la lumière du soleil.
Le sel est récolté en période hivernale, le reste du temps les salines sont recouvertes d'eau.
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Rencontre dans ce désert de sel avec deux routards français.
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La route qui traverse ce désert est rectiligne.
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De temps à autre, une maison isolée.
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Rencontre.
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Luc en quête d'eau au puit d'un paludier.
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Rencontre avec un troupeau de lamas.
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Arrivée à SUSQUES.
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Eh oui c'est là que nous allons prendre la mythique RUTA 40.
La route nationale 40, traverse le pays de la frontière bolivienne à l'extrême sud de la TERRE de FEU sur environ 5 000 km, traversant 20 parcs nationaux, 18 cours d'eau importants, reliant 27 cols andins dont le fameux ABRA del ACAY qui culmine à 4 895 m d'altitude.
Celui là même au pied duquel j'ai abandonné 48 heures après ma chute.
Désormais 48% de cette route est asphaltée, le reste est dite en ripio.
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Avec Luc, A chacun de ces villages indiens, peu habités et pauvres, nous trouverons un hébergement dans un Hospedaje communautaire. Tant mieux si notre participation financière concourt à aider les villageois.
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Très vite vous comprenez ce qu'est le ripio.
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Depuis deux jours après SUSQUES nous roulons sur la mythique Route 40 entre
3 600 et 4 400 mètres d'altitude.
RUTA 40, piste en ripio, souvenez vous mon expédition en Patagonie :
" patagoniejeanpaul.blogspot.com "
Hier 25 k jusqu'à HUANCAR, Aujourd'hui 30 k jusqu'à PASTOS CHICOS.
Villages indiens accueillant mais très pauvres. A Pastos Chicos l'eau potable est apportée par camion citerne. Sur cette route ou plutôt piste Nous sommes toujours en phase d'adaptation à l'altitude. Nous roulons en 3 600 et 4 000 mètres d'altitude.
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Luc de dos et André dans le fond au loin déjà.
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C'est ça le ripio!
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Au pique nique, bain de pieds pour André.
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Sortie d'école à HUANCAR.
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Entrée dans HUANCAR
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Écolière.
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Avec Manuel qui nous mettra en relation avec la personne qui gère l'hospedaje de HUANCAR.
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LE RIPIO en toute sa splendeur. Sur la gauche traces du vélo d'André.
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Comme je vous le disais sur cinq jours nous n'avons rencontré que 8 voitures. André était loin devant.
Luc me suivait loin derrière lorsqu'il a aperçu ces quatre gaillards s'arrêter à ma hauteur, il s'est inquiété. Moi pas, au contraire ils étaient intrigués de voir des hurluberlus comme nous naviguer à vélo sur cette piste en ripio.
Notre rencontre fût plutôt chaleureuse, ils travaillent dans le bâtiment et se rendent sur un chantier.
Luc retrouve le sourire.
A bientôt et amitiés
Jean-Paul
"jeanpaulegret2@gmail.com"
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Vous aurez plus d'informations sur le blog de Luc :
http://mesbaladesetescalades.com/archive/2018/06/21300-km-a-veloet-2-sommets-de-6000-en autonomie-dans-l-atacama6061263.html
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